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Que fait le père Noël le reste de l'année ?  Mais que fait le prof-doc de ses 6 heures ?

Cette question taraude toujours nos chefs d'établissement ou nos IPR dont certains ont même essayé de nous demander de justifier ces 6 heures ou de les utiliser pour élargir les horaires d'ouverture du CDI. Le nouveau décret y fait allusion :

"Les professeurs de la discipline de documentation et les professeurs exerçant dans cette discipline sont tenus d’assurer un service d’information et documentation, d’un maximum de trente-six heures hebdomadaires, dont six heures consacrées aux relations avec l'extérieur qu'implique l’exercice de cette discipline."

Bon, que les choses soient claires, si ce n'était que 6 heures, on aurait une vie cool ! Six heures c'est court : c'est passer un mercredi avec une association de parents d'élèves pour un prix de lecture, c'est passer son week-end au salon du livre, c'est lire, c'est lire, c'est lire, pour choisir les auteurs qu'on aura envie de faire rencontrer aux élèves, c'est lire, c'est préparer des séquences pédagogiques, c'est évaluer les travaux des élèves, c'est lire, c'est préparer des projets, c'est ranger le CDI après une journée chargée, c'est visiter un musée, une exposition.....

Je vous l'accorde, ce ne sont pas forcément 6 heures de bagne, ce sont 6 heures qui font partie intégrante du métier.

 

La preuve, ce soir. Je reviens du vernissage de la nouvelle exposition temporaire de l'Historial de la Grande Guerre de Péronne.

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Entendre la guerre, sons, musiques et silence en 14-18 aborde l'aspect sonore d'un conflit dont le vacarme a retenti jusqu'à la signature de l'armistice le 11 novembre 1918. Les marches militaires, hymnes à la nation, chansons populaires, mais aussi discours politiques reflètent ce que fut une guerre totale. Des instruments de musique de tranchées, des partitions, des jouets et photographies témoignent de l'impact de la musique dans la vie quotidienne au front et à l'arrière.

Très belle exposition : les 5 tasseaux installés sur les murs représentent une portée pour notes de musique. De nombreux prêteurs publics ou privés ont permis d'obtenir des objets variés qui complètent les déjà riches collections de l'Historial. Un magnifique catalogue a été édité avec Gallimard.

L'exposition comporte  plusieurs parties : Les bruits de la guerre (armes, communication, voix) - La musique militaire (parades, ordonnances, hymnes, instruments) - Les chansons (typologie, chansonniers) - Les pratiques musicales au front, à l’arrière, dans les camps de prisonniers et dans les territoires occupés (ensembles, concerts, instruments, représentations) - Les compositeurs face à la guerre - L’arrivée du jazz - La musique funèbre - Les sons amputés et le silence - La mémoire musicale de la Première Guerre mondiale (cinéma, variétés)

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Ce vernissage m'a permis aussi de bénéficier d'une visite guidée des nouvelles salles de l'Historial qui a réouvert ses portes le 1er mars. Un sens inversé de visite a été aménagé avec une nouvelle salle sur l'avant-guerre, une salle sur les années 14/16, puis 16/18, la fameuse salle Otto Dix et pour finir, l'après-guerre.

http://www.historial.org/

Je ne vous dirai pas de quoi était composé le buffet, il y avait tellement de (beau) monde que je n'ai pas cherché à y accéder. Mais l'essentiel est ailleurs...

Une soirée enrichissante, des projets plein la tête, une envie de partager ces découvertes avec élèves et collègues : un très belle façon d'occuper ses 6 heures !