brevet-des-colleges

Aujourd'hui, j'ai donc surveillé deux épreuves du brevet : français et mathématiques. Dans un premier temps, j'ai râlé d'avoir été convoquée alors qu'il me restait énormément de travail au CDI. C'est d'ailleurs la première année que cela arrive. Mais finalement, après cette journée, je suis enchantée par cette nouvelle expérience et j'encourage mes collègues à abandonner leur antre pour participer à l'organisation de cet examen. Pourquoi ?

D'abord, il s'agit d'un événement majeur dans la vie du collège, des collégiens et être au coeur de l'événement, c'est quand mieux pour le préparer et en comprendre les enjeux. Ensuite, il faut en avoir vu une fois dans sa vie le cérémonial !

La veille, le ballet pour la préparation des salles : étiquettes par candidat, dictionnaires, pochettes de consignes...

Le matin, l'alignement militaire, dans la salle de permanence qui sert de secrétariat, des dossiers par salle, avec les sujets, les copies, les brouillons. L'effervescence des novices comme moi qui s'assurent auprès des plus expérimentés de la bonne compréhension des consignes : tu les mets où les agrafes, t'en mets 2 ou 3, et qu'est-ce qu'il faut mettre en haut de la copie, ça veut dire quoi "repère de l'épreuve" ? . 

Les conditions particulières des tiers temps, pour certains avec une dictée aménagée (perso, je ne savais pas que cela existait : le texte est donné à l'élève avec des trous et 3 possibilités pour certains mots). Après l'épreuve, les copies à ramener dans l'ordre alphabétique, le recomptage, le massicotage soigneux...

Les profs ont parfois l'air d'être plus stressés que les élèves. D'ailleurs cela se confirme. Au moins trois élèves se présentent sans pièce d'identité : ils ont droit au sermon du Principal et finissent par rentrer dans la salle, tête basse. C'est sans compter sur cet élève, qui se pointe après une opération du bras en disant ne pas savoir écrire, sans certificat médical malgré les nombreuses mises en garde des enseignants. Celui-là est bon pour la session de septembre !

Moi qui était plutôt favorable à une suppression du brevet, je me dis, après avoir vu ces élèves, qu'il faut absolument le maintenir. C'est vraiment pour eux l'occasion de se confronter à des directives nationales et de s'apercevoir que le je-m'en-foutisme peut avoir de sérieuses conséquences. C'est un service qu'on leur rend pour l'avenir : pour le bac, pour remplir sa feuille d'impôts ou n'importe quelle démarche administrative, si on ne respecte pas les règles, on reste sur le carreau.

Donc, voilà, je suis ravie de cette expérience d'autant qu'elle m'a permis de lire 6 romans jeunesse en une journée ! Vivement l'année prochaine, je me porte volontaire pour les 3 épreuves !!!!